La manufacture urbaine (Charleroi)

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Cet endroit me faisait de l’œil depuis un petit temps car j’avais appris que Fabrizzio Chirico y œuvrait désormais depuis la fermeture du Délice du Jour. Je devrais plutôt intituler cet article, la Table de la manufacture urbaine car le concept de la manufacture rassemble plusieurs artisans: un brasseur, un torréfacteur, un boulanger… On a d’ailleurs dû un peu chercher pour arriver au bon endroit mais tout est bien regroupé et pas loin du Centre commercial Rive gauche.

A la Table de la manufacture urbaine, il y a deux étages: au rez-de-chaussée, il y a le bistro et à l’étage, on a le restaurant gastronomique. On voulait retrouver les assiettes du Délice du jour donc on est montés à l’étage. Le bistro donne cependant envie avec leurs portions gigantesques. Nous étions installés de manière à pouvoir observer les cuisines et l’équipe en action. On peut également manger face aux cuisines au rez. L’endroit est magnifique, cozy et très spacieux. La décoration est classique mais élégante. J’ai aimé le clin d’œil au Délice du Jour avec les pommes rouges posées sur les tables.

Il y avait plusieurs menus proposés et nous avons choisi celui à 4 services pour 48 euros. Il y a également moyen de commander à la carte les différents plats des menus. Nous avons d’abord profité d’un beau festival d’amuse-bouches avant de commencer le menu. On a retrouvé les makis de saumon fumé à la minute et œufs de truite goûtés au Délice du jour mais il y avait aussi un ceviche d’églefin et son jus lacto, une croquette de queue de bœuf avec moutarde, un velouté de topinambour et une moule et livèche. Tout était vraiment délicieux. La queue de bœuf était un des plat signature du Chef Fabrizzio Chirico et c’était agréable de le retrouver dans une croquette bien fondante et croustillante. J’ai particulièrement savouré le ceviche d’églefin qui avait une belle acidité et légèreté pour terminer le défilé des amuse-bouches.

La première entrée était un foie gras mi-cuit, cassis, gel pomme et des brioches maison. L’assiette était généreuse avec des beaux morceaux de foie gras. J’aime beaucoup l’association de celui-ci avec les fruits. Ce n’était pas seulement sucré et salé mais également acidulé. La texture du foie gras était bien veloutée. Les brioches étaient à tomber, on mourrait d’envie d’en redemander par gourmandise.

Pour le prochain plat, on avait le choix entre un poisson et une viande. Je n’ai pas hésité longtemps et j’ai pris le bœuf black Angus, betterave et pied de porc. Ce plat avait beaucoup de caractère. Le jus qui accompagnait la viande était bien corsé et la betterave apportait un peu de douceur et son goût si particulier n’était pas atténué par le reste. La viande était très tendre.

On a terminé les plats avec un veau cuit basse température, cime di rape, chou-rave et câpres. Il y avait également de la fregola qui est une pâte sarde. Elle est passée par deux cuissons: à la casserole et ensuite, à la poêle pour qu’elle ait ce côté rissolé et croquant. Je n’affectionne pas spécialement le veau mais tout est sublimé avec cette cuisson basse température. J’ai adoré les accompagnements surtout le cime di rape (légume méditerranéen de la famille du brocoli).

Il n’y avait pas un dessert mais deux servis en même temps: mangue, vanille, croquant de romarin et chocolat, passion. Quand j’ai de la mangue, ça suffit à mon bonheur. Les deux desserts se valaient en termes de plaisir et de qualité. Le croquant de romarin était original et harmonieux avec le reste.

http://latable.manufacture-urbaine.com/

Ouvert du mardi au samedi de 12h à 14h et de 19h à 21h30
071-70.20.18
Place Emile Buisset 10, 6000 Charleroi

English version

I have been wanting to go for a little while because I had learned that Fabrizzio Chirico was working there since the closing of the Délice du Jour. I should rather label this article, the Table de la manufacture urbaine because the concept of the Manufacture brings together several craftsmen: a brewer, a roaster, a baker … We also had to search a little to get to the right place but all the places are close to each other and not far from the Rive Gauche shopping center.

At the Table de la manufacture urbaine, there are two floors: on the ground floor, there is the bistro and on the first floor, there is the gastronomic restaurant. The choice was difficult but we wanted to find the plates of the Délice du jour so we went upstairs. The bistro however looks tempting with their gigantic plates. We were seated so that we could observe the kitchens and the team in action. You can also eat in front of the kitchen. The place is beautiful and very spacious. The decoration is classic but elegant. I liked the reminder of the Délice du jour with the red apples on the tables.

There were several menus available and we chose the 4-course menu for 48 euros. It is also possible to order à la carte the different dishes of the menus. We first enjoyed a nice festival of appetizers before starting the menu. There were 5 in total. We had the pleasure to taste again the smoked salmon maki by the minute and trout eggs tasted at the Délice du Jour but there was also a ceviche of haddock and its lacto juice, an oxtail croquette with mustard, a velvety of Jerusalem artichoke and a mussel and lovage. Everything was really delicious. The oxtail was one of the signature dishes of Chef Fabrizzio Chirico and it was nice to find it in a crispy and creamy croquette. I particularly enjoyed the ceviche of haddock that had a nice acidity and lightness to complete the parade of appetizers.

The first entree was a semi-cooked foie gras, blackcurrant, apple gel and homemade brioches. The plate was generous with nice pieces of foie gras. I really like the association of foie gras with fruits. The sweet and savory was enhanced by a hint of acidity. The texture of the foie gras was velvety. The buns were to die for and we had to resist the urge to ask for another one.

For the next dish, we had the choice between a fish and a meat. I did not hesitate a long time and I took the black beef Angus, beetroot and pork foot. This dish had a lot of personality. The juice that accompanied the meat was full-bodied and the beet brought a little sweetness and its particular taste was not hidden by the rest. The meat was very tender.

We finished the dishes with a calf cooked low temperature, cime di rape, kohlrabi and capers. There was also fregola, which is a Sardinian paste. It went through two cooking: in the boiling water and then in the pan so that it has this side crisp and crunchy. I do not particular fancy  the veal but everything is sublimated with this low-temperature cooking . I loved the sides especially the cime di rape (Meditterrean vegetables from the brocoli family).

There was not one dessert but two served at the same time: mango, vanilla, crisp rosemary and chocolate, passion. When I have mango, that’s enough for my happiness. Both desserts were equal in terms of pleasure and quality. The rosemary crunch was original and harmonious with the rest.

http://latable.manufacture-urbaine.com/

Open Tuesday to Saturday from 12pm to 2pm and from 7pm to 9.30pm
071-70.20.18
Place Emile Buisset 10, 6000 Charleroi

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